A la demande générale, voici la prose que j'avais pondu au lendemain de mon premier concert de WS...C'était mon cadeau d'anniv 2006 de mon amoureux

et aussi la première review de concert que je faisais chez Apollo
Chose promise, chose due, voici ma première review de concert. Je n'ai jamais fait ça. Je vous demanderai donc la plus grande indulgence....
21 juin 2006. Ce soir, c'est le grand soir. Nous arrivons au Havana Café vers 18.00. C'est une petite salle à la façade décrépie située dans une zone industrielle de la banlieue de Toulouse. Pas franchement glamour au premier abord !
Alors que nous attendons devant la salle, première montée d'adrénaline : le mini van gris qui transporte les 5 musiciens ralentit à notre hauteur. Doug Aldrich nous salue par la fenêtre. Je suis pétrifiée. Impossible de me souvenir comment on prend une photo avec mon téléphone...Ca promet pour la suite.
Pour nous remettre de nos émotions, on s'attable devant la porte d'entrée du Havana pour s'envoyer une petite bière. Là, deuxième montée en pression : la balance commence vers 18.30. On est aux premières loges et on entend comme si on était à l'intérieur. Les gars (sans Coverdale) enchainent slide it in, love ain't no stranger, bad boys, ready an willing et, cerise sur le gâteau, ready to rock, un des 4 nouveaux titres enregistrés avant le début de la tournée.
Les portes s'ouvrent vers 19.30. Pas de fouille. Merde, on aurait pu amener le matos photo. Tant pis, je me débrouillerai pour faire quelques photos avec mon téléphone. Course à la barrière. Ca y est, j'y suis. C'est irréel. La salle est minuscule (500 personnes). Je suis à droite de la scène, au pied du micro d'Aldrich.
La première partie (Manigance) entre en scène vers 20.30. Bon accueil. Les gens ont l'air d'aimer. Moi pas. Trop fort, brouillon et le hard en Français, j'y arrive pas. Seul Bernie savait faire...Bref, ils jouent 4 ou 5 morceaux et sortent de scène vers 21.00.
C'est la dernière ligne droite. On sort LE matos et LA perche de micro. Par contre, pas de rideau Whitesnake en fond de scène. Dommage !
Les lumières s'éteignent vesr 21.15. Un "are you ready" surgit de nulle part. Premiers accords de guitare et le maître entre en scène. Il balance l'habituel "here's a song for ya". Je suis en lévitation et en larmes...(ah ces nanas!!!). Coup de grâce : le riff de Burn commence. C'est atomique, gigantesque, je ne sais plus comment je m'appelle...La voix est conforme à mes attentes. Puissante, et rauque à souhait. Petit détour par Stormbringer puis retour à Burn. Cov a l'air en pleine forme : crinière nickel, bronzage impec, chemise blanche ouverte sur un splendide poitrail...Il fait nettement moins "vieille peau" que sur le DVD. Au risque d'en énerver certains, y'a pas à dire, c'est un p****n de dieu du rock!!!
Ensuite s'enchainent Bad boys, Slide it in, love ain't no stranger, is this love, ready an willing (une vraie tuerie), crying in the rain (à partir de là, la voix fatigue et s'éraille. Il doit faire plus d'efforts ), ain't no love in the heart of the city, give me all your love et here I go again. Au rappel, un seul titre : still of the night. Tout le monde salue et sort de scène. Alors que la salle est encore dans le noir, on nous passe we wish you well sur bande (oui, oui !!!) pendant que les techniciens commencent déjà à démonter le matériel. Par la coulisse de droite, j'aperçois Coverdale qui se sauve comme un voleur. Il a l'air pressé d'en finir. On reste un peu sur notre faim. La set list est très banale. Pas de fool for your lovin ou de medley walking in the shadow/lovehunter/slow n easy come ce fut le cas récemment lors de certains concerts en Europe. Quant à Mistreated, je crois qu'il n'en était pas capable. Surtout s'il avait du la faire en fin de concert. Dommage !
Le concert aura duré environ 1.30.
A la sortie, direction l'arrière de la salle pour voir ce qui s'y passe. Là, surprise, Doug Aldrich torse nu est là, il fume sa clope et discute avec les gens. Outre le fait qu'il soit à tomber (ça c'est pour les filles du forum...), il est incroyable de gentillesse et de disponibilité pour les fans. J'en profite pour lui faire signer mon billet de concert et du coup, il me pète la bise. Je n'en suis toujours pas revenue.
En conclusion : voir et entendre Coverdale sur scène est un moment inoubliable, malgré une set lit banale et un son trop saturé pour la taille de la salle. Il est vrai que la voix n'est plus celle du California Jam mais il s'en tire plutrôt bien pour son âge. Ses musiciens sont efficaces, surtout Aldrich et Aldridge qui nous ont envoyé des solos d'un autre monde dans la face. J'ai trouvé les 3 autres (Reb Beach, Uriah Duffy et Timothy Drury) bons mais sans plus. Assez en retrait.
Voilà, c'était ma première review et mon premier concert de Whitesnake. Si ça vous a plu, je pourrai tout vous raconter sur les Who (15 juillet) et DP (18 juillet) à Monaco....