Spécialement pour Axe, voici un chtit compte rendu que j'avais fait à l'époque
David Coverdale- Doug Aldrich Saturn Munich 25/11/06Depuis plus d’une semaine, nous faisions face à un dilemme de taille : avec qui allions nous passer la soirée du 25 novembre ? Glenn en Italie ou David et Doug à Munich ? Les deux tombant le même jour, il a fallu trancher. Après avoir longuement pesé le pour et le contre, la décision fut prise à l’unanimité : ce sera Munich pour un set acoustique suivi d’une séance de dédicace de mes deux bellâtres préférés dans un grand magasin de disques (Saturn) du centre ville.
La journée du jeudi avant le concert fut consacrée à l’organisation logistique : trouver des vols, un hôtel et surtout sortir les vynils du formol. Là aussi, gros dilemme : lesquels emmener ? Si je m’étais écoutée, j’en aurais emmené une pleine brouette…Après de longues tergiversations, le choix s’est porté sur Come an get it (le Saint Graal…), Made in Europe (fraîchement signé par Glenn…), le DVD Live in the still of the night et le coffret Full moon collection de Bad Moon Rising.
Jusque là, je n’avais pas vraiment réalisé ce qui m’attendait. Quand l’avion s’est posé et que la chef de cabine a annoncé « welcome to Munich, ladies and gentlemen », une grosse angoisse a commencer à s’emparer de ma petite personne : demain, tu vas parler à DC…La question n’étant même pas « qu’est ce que tu vas bien pouvoir lui dire ? » mais plutôt « est ce que tu vas réussir à lui aligner deux mots ? ». J’y reviendrai plus tard en détails mais je peux tout de suite vous dire que la réponse est NON…
Bref, arrivée à Munich le vendredi soir, installation à l’hôtel et préparation du plan d’attaque pour le lendemain. Vers 9h30 le jour J, nous sommes à pied d’œuvre pour partir repérer les lieux.
Saturn est un grand magasin genre Darty avec en plus, un rayon CD et DVD. C’est là que les hostilités vont avoir lieu. Au fond du rayon CD, une petit scène a été aménagée. Des piles de CD « live in the shadow of the blues », sorti en Allemagne le 24 novembre, sont exposées. Malgré mon Allemand plus qu’approximatif, j’arrive à déchiffrer un panneau indiquant « Whitesnake : show et dédicace le 25 novembre à 16 heures ». La pression monte d’un cran. Dans 6 heures, ils seront là…
On décide de revenir vers 14h30. Pour un show à 16h30, ça nous semble suffisant mais, en même temps, il faut arriver tôt car on n’a absolument aucune idée du nombre de personnes que ce genre d’évènement attire.
Après une sympathique ballade dans le centre ville de Munich suivie d’un déjeuner sur le pouce, nous voilà fin prêts. Saturn, nous revoilà !
Arrivée comme prévu vers 14h30. Deux tabourets et deux micros ont été installés sur la petite scène. C’est bel et bien à un remake de « Starkers in Tokyo » que nous allons assister…
Très peu de gens sont déjà là. Nous retrouvons Frytz, une connaissance de Birmingham qui était la veille à Cologne. Ils sont restés en scène 45 minutes. Oh my god..Et moi qui m’attendais à seulement deux morceaux…
Nous prenons place au premier rang. La perche de micro est à un mètre de moi…Plus ça va, plus je me liquéfie…Les gens commencent à arriver. Il y a quelques beaux spécimens typiquement Bavarois…Je vous ferai grâce des descriptions et surtout des coupes de cheveux…La moyenne d’âge se situe aux environs de 40 ans et la plupart des gens du public sont des fans aguerris venus des quatre coins de l’Europe : Italie, Slovénie, Croatie, et…France…Au show de Cologne, il y avait même des Japonais qui avaient fait le déplacement. Au final, je dirais que nous étions environ 250 personnes. C’est quand même peu compte tenu du fait que le concert était gratuit et que Whitesnake est plutôt connu et apprécié en Allemagne.
Vers 15h15, Doug fait son apparition sous les applaudissements. Comme d’habitude, il ne se la pète pas, il passe dans le public pour dire bonjour. Il vient faire son soundcheck. Le son de guitare rend vraiment bien. J’avais quelques craintes quant à ses capacités à jouer en acoustique mais je constate avec un plaisir non dissimulé qu’il est aussi habile en acoustique qu’en électrique…
C’est vers 15h55 que l’on voit le maître en personne arriver du fond du magasin, entouré de ses assistants personnels et du service de sécurité de Saturn. Ca ne rigole pas…
A 16h précise, il entre en scène sous un tonnerre d’applaudissements. Il est pile devant moi, à un mètre. My god, je ne l’ai jamais vu d’aussi près. Il est à tomber raide. Veste noire, jean noir, crinière d’enfer. Il a enfin troqué ses immondes baskets blanches contre de une paire de chaussures de ville noires très sobres. Par contre, j’aime moyen la chemise et la cravate rose bonbon ton sur ton…Limite faute de goût…Enfin, personne n’est parfait…
Rien à redire concernant mon ami Doug : chemise noire (fermée, dommage…) et jean, à tomber lui aussi…
DC nous explique que ce show ne sera pas vraiment un concert mais plutôt une petite réunion informelle durant laquelle le public pourra participer en posant des questions. Le tout sera entrecoupé de morceaux interprétés en acoustique.
Nous avons eu droit à la set list suivante :
Give me all your love
Ain’t gonna cry no more
All I want is you (beaucoup moins sirupeuse que sur l’album)
Judgement day (très très grand moment. C’est une idée de Doug et quelle idée…)
Soldier of fortune a capella (no comment. J’étais à la limite du trépas…)
Dog
Here I go again
Slow n easy était prévue mais n’a pas été jouée. Dommage, j’aurais bien aimé voir ce qu’elle rendait en acoustique.
Entre les morceaux, le public nous a gratifiés des éternelles questions du genre « et pourquoi tu ne joues plus Mistreated ? » ou bien « et Guilty of love ? » ou encore « qu’est ce que tu fais à Noel ? »…Les questions qui tuent et que personne n’a jamais posé…
Parmi les questions intéressantes, j’ai noté les trois pricipales :
1/ Le nouvel album studio : il va s’appeler « Good to be bad » et sortira l’été prochain avec une grande tournée à la clef. Cet album est déjà quasiment fini.
2/A quand la prochaine tournée en France (merci chéri de l’avoir posée pour moi, je ne pouvais pas parler…) : un projet de tournée est en cours d’étude. Il s’agirait d’une tournée commune avec…Judas Priest…C’est pas du scoop ça ?
3/Les 20 ans de 1987 : sortie d’une nouvelle édition l’an prochain sous forme d’un CD/DVD. Sur le CD figureront des bonus tracks (pas d’indice pour l’instant) et sur le DVD les clips dans lesquels figurent son ex-femme à qui je cite « il va encore falloir faire un gros chèque… »
DC est très en forme et plaisante beaucoup avec les membres de l’assistance. Quand il demande d’où les gens viennent et qu’on se met à gueuler « French riviera », il nous regarde, éclate de rire et nous sort « ouh la la, fines de claire, baby… ». Je devais certainement avoir une tête d’huitre à ce moment précis…
Une fois les questions et le set terminés, les deux quittent la scène. Pendant leur absence, on dégage le matériel et on installe les tables pour la séance de dédicaces. Tout le monde se met sagement en rang.
Beaucoup de gens sont venus avec des vynils (Burn, made in Europe, Saints & sinners, etc…). Il y en a même qui sont venus avec un DVD pirate…Fallait oser !
Les voilà qui reviennent et prennent place à la table de dédicace. Il y a environ dix personnes devant moi. Je tiens fébrilement à la main mon Come an get it et mon coffret BMR.
Arrive mon tour. Le cerbère de DC (une pétasse blonde de 1m50 qui aboie comme un Rottweiler…) m’ordonne de m’avancer. Imaginez la scène : je suis là, devant DC, je lui tends mon vynil en tremblant comme un feuille. Il le signe, plante ses yeux dans les miens et me balance en pleine face avec son plus grand sourire un « thank you for being here ». Il ne sait pas que c’est mal de me parler comme ça…Je crois que je n’ai jamais eu l’air aussi con de toute ma vie. J’ai voulu répondre quelque chose mais je n’ai pas pu. J’ai du me contenter de bredouiller un « thank you » pathétique. Il parait que je lui ai serré la main mais je ne me souviens de rien. Je n’étais plus rien, j’étais une flaque…
Je suis ensuite passée vers Doug. « Ah, you were in Toulouse » me dit il. Et vas-y que je te saute au cou et que j’te fais la bise et « see you soon » et tutti quanti…Le coup de grâce…
Je suis redescendue de la scène en titubant, tremblante et larmoyante…Bordel, c’était tellement intense…Il m’a fallu une bonne heure pour retrouver mes esprits, le temps pour eux de terminer la séance de dédicaces. Quand tout le monde a été passé, ils ont pris congé et sont passé juste devant nous avant de quitter le magasin. Là, mon Gégé a fini de m’achever. J’entends une voix derrière moi qui dit « Doug, can I take a picture of you with Nathalie ? ». Avant que j’ai le temps de dire ouf, Doug me tenait dans ses bras et le flash est parti… Vous verrez la photo, elle parle d’elle-même…
La soirée s’est terminée au Hard Rock Café devant un bon vieux bacon and cheese burger, arrosé d’une énorme bière parce qu’il me fallait bien ça pour me remettre.
On est rentré à l’hôtel la tête farcie de tous ces moments exceptionnels. Je n’ai toujours pas réalisé que la signature qui figure sur nos vynils est celle du maître. Le « made in Europe » commence à avoir de la gueule maintenant puisqu’il est signé de Glenn et de DC. En bonus, notre ami Doug nous a aussi signé le DVD.
Seuls petits points noirs : on ne pouvait pas filmer durant le show et on ne pouvait pas prendre de photos pendant le dédicace. En même temps, c’est mieux comme ça. Je préfère ne pas savoir à quoi je ressemblais quand DC me parlait droit dans les yeux…
En conclusion : un très très grand moment. On retrouve la voix de DC comme on l’aime. Un accompagnement très sobre à la guitare. En deux mots, un mini « Starkers » comme on aimerait en voir plus souvent. Pour les gagnants du concours Rock Hard, profitez en à fond les gars, c’est du pur bonheur.